De nouvelles stupidités trouvées sur HADOPI

50 000 procédures judiciaires par an sont prévues avec HADOPI. 80% des affaires passeront par des ordonnances pénales. 50% de taux d’opposition. Ce sont les estimations chiffrées de ce que va engendrer HADOPI pour la justice.
Forcement, « ça va être un truc monstrueux à gérer », comme l’affirme Christophe Régnard, de l’Union syndicale des magistrats (USM). Si les internautes poursuivis font systématiquement oppositions, la machine judiciaire HADOPI va complètement saturer. D’ailleurs, si l’HADOPI vous signale, je vous encourage fortement à faire opposition, d’abord pour vous et ensuite pour tous les autres internautes.
En y réfléchissant, il y a de nouveaux points qui me choquent. Comme le relève Olivier Joulin du Syndicat de la magistrature, on prend la justice pour un simple prolongement de l’autorité administrative. Au départ, les suspensions d’abonnements devaient être prononcées par HADOPI, une autorité administrative. Le Conseil Constitutionnel a heureusement censuré cette disposition. Christine Albanel (qui a maintenant sauté), Michèle Alliot-Marie et Frédéric Mitterrand ont proposé que les sanctions soient prononcées sans réels jugements par ordonnances pénales. En gros, on prend la justice pour une autorité administrative qui travaille à la chaine sans réfléchir.
J’espère que le Conseil Constitutionnel ne sera pas dupe sur ce point là. D’ailleurs, certains spécialistes n’envisagent pas que les procureurs se contentent d’une simple dénonciation d’HADOPI pour condamner…
Il y a encore d’autres aberrations dont je n’ai pas encore parlé au fil de mes nombreux articles sur HADOPI. Un ayant-droit aura le droit de porter plainte. La décision de justice sera à priori d’une rapidité sans accroc pour sanctionner l’internaute « coupable ». Vous avez déjà essayé de porter plainte pour vol de votre coté ? Il faut combien de temps avant que la justice prononce sa décision ? 6 mois ? 1 an ? 10 ans ? C’est vraiment pas de chance, nous sommes de simple citoyen miteux.
Les ayants-droits vont t’ils toucher un peu plus d’argent avec HADOPI ? Malheureux, bien sûr que non. On propose une solution répressive, mais aucun financement pour les artistes. Surtout, ne comptez maintenant plus sur moi pour acheter un CD.
Qui raquera pour cette énormité d’HADOPI ? Qui payera les procureurs ? Qui va régler la note de la création des nouveaux tribunaux pour HADOPI ? C’est nous ! Et qui payera son avocat pour avoir mal sécurisé sa connexion Internet ? C’est nous !
Qui sont les tocards de l’histoire ? C’est nous !
HADOPI est en ce moment même au sénat d’ailleurs.
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8 juillet 2009 à 16 h 48 min
J’aime bien la pub pour le cepm en haut a droite, sponsorise par la Fnac, ca fait contraste…
8 juillet 2009 à 17 h 03 min
Exactement, et c’est volontaire. Faut bien pomper là ou il y a quelques centimes à gratter. Faut bien financer mes articles sur HADOPI.
Merci la Fnac.
16 août 2009 à 0 h 09 min
Allez vous faire foutre avec Hadopi, le pouvoir est au peuple et pas à l’Etat, donc en plus de nous priver de choses utiles parfois et nous prendre notre pognon qui n’est pas très glorieux en quantité…
16 août 2009 à 0 h 10 min
…Laissez nous notre liberté !!
(J’ai fais deux posts sans le vouloir mdr )